Pathogenèse, Drainage Lymphatique Manuel et chirothérapie des maux de la colonne vertébrale

Notes de cours de l'école du Dr. Med. Joh. ASDONCK (Forêt Noire)


Les douleurs vertébrales qui se produisent lors de malpositions de la colonne vertébrale décelables aux rayons X et par palpation, sont en règle générale les conséquences de l'encrassement des tissus conjonctifs ou de soutien des segments moteurs de la colonne vertébrale (tissu des disques intervertébraux et tissu avoisinant, petites articulations et leur capsule, ligaments et insertions de tendons musculaires de différentes sortes).

A la radio, les altérations des tissus de soutien sous forme d'ostéochondroses, spondyloses et spondylarthroses, sont souvent diagnostiquées comme "maux d'arrière-plan". Reischauer a déjà appelé de telles modifications : "vestiges de maladies passées". Elles montrent que le tissu de soutien et avec lui l'ensemble du tissu conjonctif de cette zone est plus irritable que normalement.

Avec Hauss, nous comprenons aujourd'hui pareilles irritations comme des réactions non spécifiques du mésenchyme, qui se produisent sous forme d'oedèmes riches en protéines du tissu conjonctif et secondairement sous forme de fibrose avec dégénérescence subséquente comme l'hyalinose et qui provoquent notamment la dégénérescence visible radiologiquement.

Cette affection, dont les premiers dégâts passent presque inaperçus, est manifestement chronique et amène progressivement des réactions d'irritation non spécifiques du mésenchyme de plus en plus intenses et répétées.

D'après notre expérience, les oedèmes riches en protéines répondent toujours bien au Drainage Lymphatique Manuel. (...)

Quand le Drainage Lymphatique Manuel a fait disparaître l'oedème, le tissu libéré de l'oedème cherche à réduire ses fibroses vicieuses, etc... Cette transformation tissulaire détermine le pourcentage définitif de réhabilitation ou de guérison à obtenir.

Les malpositions de la colonne vertébrale ont leur origine, selon nous, dans les enflures unilatérales avec raccourcissement des ligaments et des tendons.

De plus, les connexions nerveuses de ce tissu et surtout de la capsule articulaire provoquent par voie réflexe une tension musculaire douloureuse.

Lorsqu'il se produit une enflure dans la zone des espaces intervertébraux, qu'il y ait délabrement des disques intervertébraux ou non, la douleur que provoque la compression de la racine nerveuse postérieure irradie dans la zone d'innervation de cette racine.

Une soigneuse élimination de l'oedème par le Drainage Lymphatique Manuel peut diminuer la douleur et l'oedème dans un premier temps et peut aussi freiner le délabrement des disques.

Il est connu que les racines nerveuses n'ont besoin que d'environ un cinquième de l'espace intervertébral, de sorte qu'une compression ne se produit généralement qu'à la suite d'un oedème. (...)

Lors de fortes douleurs musculaires, la chaleur peut être appliquée avant le Drainage Lymphatique Manuel. La chaleur diminue la tension musculaire douloureuse, mais au dessus de 38° à l'intérieur du corps, elle endommage la formation de la lymphe et la motricité lymphatique, heureusement de manière réversible.

Pendant la période d'amélioration, un entraînement adéquat par intervalles est un bon soutien. Les exercices musculaires seront de préférence de type isométrique. Les exercices d'extension et les grands mouvements rapides sont à éviter. Nager est le meilleur sport; l'eau doit être tiède, tout en restant inférieure à 37°.

Le Drainage Lymphatique Manuel doit souvent être prescrit comme traitement d'entretien à raison d'une fois par semaine peandant une période assez longue après disparition des douleurs aigües.

Lors de réactions non spécifiques particulièrement intenses du mésenchyme (telles que infections grippales, toxicoses focales par poussées, etc...) on devrait effectuer précocement et si possible avant une nouvelle poussée ou atteinte de la colonne vertébrale, 10 à 15 séances de Drainage Lymphatique Manuel.

Grâce à un traitement par un praticien compétent, pareilles douleurs de la colonne vertébrale doivent être soulagées à tel point que l'on puisse parler de guérison durable (éventuellement sous réserve que le patient évite de porter des charges trop lourdes).

 



 Retour au listing des articles


 Retour à la page d'accueil